Macédoine Situation

Macédoine – Situation 14. Le 30 avril 2017

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Un garde du corps du SDSM vise le peuple lors de l’assaut du Parlement. Dans le même temps, un autre membre du service de sécurité du SDSM opère deux coups de feu en l’air de sommation! Démonstration de la démocratie armée du SDSM antimacédonien contre le peuple de la Macédoine unie sans armes à feu.

Technique de l’après-coup

pour un coup d’État

Les chancelleries ennemies de la Macédoine reconnaissent comme légale la prétendue élection du nouveau président du Parlement macédonien l’Albanais Talat Djaferi/Xhaferi. Avec des incertitudes cependant, comme le montre la confusion entre l’ambassadeur américain en Macédoine et la Maison Blanche concernant la reconnaissance de la légalité du coup anticonstitutionnel orchestré par le SDSM et les Partis albanais. L’ancien commandant uckiste, et ancien ministre de la Défense de la République de Macédoine, sectateur de la Grande Albanie, a été proclamé président du Parlement par le SDSM antimacédonien et les Partis albanais après la fin de la session parlementaire, donc après coup. De même que c’est après coup, après les élections législatives du 11 décembre 2016, que les États albanais d’Albanie et du Kosovo et les Partis albanais de Macédoine ont signé, le 7 janvier 2017, jour du Noël orthodoxe, la plateforme de Tirana. Plateforme que soutient le SDSM antimacédonien.

L’après-coup de la session parlementaire est un coup d’État d’un point de vue constitutionnel, signe avant coureur d’une guerre civile que cherchent à provoquer les forces antimacédoniennes de l’intérieur escomptant l’appui d’une partie de la Communauté internationale. Cette demande de soutien pourrait apparaître, de la part du SDSM et des Partis Albanais, sous la forme d’un « appel à soutenir militairement la démocratie en danger ». Mais venir, sur le terrain, « pacifier » un peuple qui se sait en danger de disparition est loin d’être chose aisée. En effet, la technique du coup d’État n’a pas pour but ici un changement d’État au sein du même espace territorial, mais la liquidation pure et simple d’un État pour la formation d’un État Grand Albanais.

Par ailleurs, le SDSM et les Partis albanais n’ont ni le soutien de la police ni le soutien de l’armée, sans lesquelles un coup d’État effectif est impossible. Sans doute y a-t-il un partage au sein de ces institutions, mais numériquement le rapport de force est en faveur de la Macédoine unie. Surtout les antimacédoniens de l’intérieur n’ont pas la maîtrise opérationnelle des centres de décisions stratégiques. De sorte qu’une intervention militaire extérieure antimacédonienne est fort risquée, militairement et politiquement. Il y a nécessairement un coût fort élevé à payer. Qui est prêt à payer le prix fort, le prix le plus fort pour faire disparaître un peuple ?

L’UE, et en première ligne l’État français, reconnait comme légal tout ce qui en Macédoine se fait après coup. Donc tout ce qui est anticonstitutionnel. Tout ce qui est illégal. Mes ces après coup sont préparés d’avance.

Ainsi, selon des informations livrées par l’Initiative citoyenne lors du rassemblement quotidien, au lendemain de l’assaut lancé contre le Parlement par le peuple, le 27 avril 2017, au moment de la fausse élection du président du Parlement, des diplomates de grandes puissances étaient présents dans les coulisses du Parlement pour conseiller et encourager les putschistes. L’un de ces représentants est venu, à trois reprises, les soutenir, dans leur coup… À suivre. De très près.

Tous ceux qui se soucient intranquillement des peuples en danger ne manqueront pas de partager, c’est‑à‑dire de faire connaître les publications de L’Intranquile : https://revuelintranquille.com