Macédoine Situation

Macédoine – Situation 13. Le 28.04.2017

COUP D’ENVOI

DU COUP D’ÉTAT

 

L’ambassadrice d’Allemagne en Macédoine, Christine Althauser, soutenue par le Vice-Premier Ministre albanais de Macédoine chargé des affaires européennes, Arbër Ademi, a déclaré le 27 avril 2017, dans la matinée, que la crise en Macédoine, après les élections législatives du 11 décembre 2016, avait trop duré et que la communauté internationale attend que le nouveau gouvernement soit formé rapidement, mais qu’en premier lieu doit être élu le Président du Parlement.

Dès 14 h, Zaev, président du SDSM, lui faisait écho, et déclarait en conférence de presse qu’il utilisera tous les moyens à sa disposition, où que ce soit, s’il le faut sur les marches d’un escalier, pour élire le président du Parlement. Zaev, le kamikhaze, comme le nomment avec mépris les leaders des Partis albanais, pour souligner sa trahison des Macédoniens, répondait à l’appel et indiquait qu’il était prêt à tout pour arriver à cette fin.

Comme chaque soir, de 17 à 19 heures, depuis 59 jours, et de façon pacifique, se déroulait la manifestation pour une Macédoine unie. À 18 h 20, alors qu’elle approchait du Parlement, la coalition de Zaev et des Partis albanais choisirent ce moment pour procéder à l’autoproclamation du Président du Parlement, Talat Djaferi, ancien commandant de l’uck.

En ne respectant pas l’ordre du jour de la session du parlement, en toute illégalité, Zaev et sa coalition procèdent à un coup d’État, escomptant, qu’ainsi provoquée, la colère du peuple devant le parlement jouera en la défaveur de ce dernier au niveau international.

Les condamnations furent immédiates, comme convenu. L’ambassadeur des États-Unis, l’ambassadeur de la Suède et de l’UE en Macédoine, à l’unisson, condamnèrent les violences mais saluèrent l’élection de Talat Djaferi , déclarant qu’ils travailleront avec lui.

Talat Djaferi n’a été élu que par les députés de la coalition élargie de Zaev et non pas selon la Constitution. Le soutenir c’est donc participer au coup d’État et au projet de la disparition de la Macédoine.

Le SDSM, après les violences qu’il avait lui-même provoquées dans le Parlement, publiait un communiqué où sont directement accusés Gruevski, Président du VMRO-DPMNE, le président de la République de Macédoine Ivanov et le Président du Parlement, Veljanovski. Or, des députés du VMRO-DPMNE sont venus protéger les députés du SDSM. Le SDSM menace ceux qu’ils qualifient de « responsables » en disant qu’ils devront répondre de leurs actes.

La communauté internationale, qui n’avait pas condamné l’ingérence dans la politique intérieure de la Macédoine et les provocations ethniques des États de l’Albanie et du Kosovo, ni la plateforme de Tirana anti-macédonienne, condamne violemment le peuple macédonien qui devient l’unique « agresseur ».

Cette Internationale criminelle prétend, en s’adressant aux médias, qu’elle a pris connaissance de la prise du Parlement par la République de Macédoine, par les médias ! Alors que chacun sait, en Europe, que cette Internationale dispose sur place de diplomates et de services de renseignements informés électroniquement à la vitesse de la lumière !

Les déclarations des ambassadeurs et de l’UE violent la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques en outrepassant leurs fonctions par la pratique répétée de l’ingérence déstabilisatrice dans l’unité indivisible de la République de Macédoine.