Macédoine Situation

Macédoine – Situation 1. Le 07.03.2017

Préambule

 

On allume des mèches à la République de Macédoine, afin d’en faire de nouveau la « poudrière des Balkans », au risque qu’elle devienne la « poudrière de l’Europe », tant la séparation séculaire entre les deux entités Balkans / Europe s’est dissipée à la faveur de l’élargissement de l’Europe aux Balkans. La dangereuse contradiction historique du moment est celle d’une Europe qui se pose comme une unité, l’Union Européenne, et dont les actions visent à la désunion de la République de Macédoine, c’est-à-dire sa liquidation. Comme toujours, l’ironie se mêle à l’histoire, et l’on voit s’opérer cette tentative de désunion de la Macédoine au moment où l’Europe est la plus désunie ! Aujourd’hui, nul doute, on est devant la guerre. Demain, peut-être, on sera dans la guerre.

Le 1er mars 2017, par le discours de son président Ivanov, poussé et soutenu massivement par la rue dans une dizaine de grandes villes[1], les partisans de l’unité de la République de Macédoine ont opposé un non, décidé, ferme et sans appel, à la volonté de division de leur République. Par ce « non » offensif, la République se défend. Elle refuse catégoriquement, sans réserve aucune, au nom de son indépendance, de sa souveraineté et de son unité, la Plateforme albanaise signée en Albanie en décembre 2016 par trois partis politiques albanais de Macédoine (Union démocratique pour l’intégration BDI / DUI, Alliance pour les Albanais et Mouvement Besa), l’État albanais et l’État kosovar, et rendue publique le 07.01.2017, jour du Noël orthodoxe, marquant ainsi le signe d’une menace explicite d’un fondamentalisme islamique anti-chrétien. Le quatrième parti parlementaire albanais de Macédoine : le Parti démocratique des Albanais PDSh / DPA ne l’a pas signée. Cette ingérence étatique dans les affaires intérieures de la Macédoine est soutenue par le parti politique macédonien SDSM (social-démocrate, ex-parti communiste) qui, obtenant à cette condition les 18 signatures des trois Partis albanais, espérait former le nouveau gouvernement. Pour constituer le gouvernement, la majorité parlementaire nécessaire est de 61 députés sur 120 sièges que compte le Parlement. Le VMRO-DPMNE (droite) en a obtenu 51, le SDSM 49 et les Partis albanais 20. Une alliance des Partis macédoniens avec des Partis albanais s’impose. Le VMRO-DPMNE a refusé de s’allier, attendu que la contrepartie exigée par les Partis albanais est la signature de la Plateforme. En revanche, le SDSM a accepté et la coalition compte une majorité de 67 sièges, avec 18 députés albanais, le Parti albanais PDSh / DPA (2 sièges) ne participant pas à l’alliance.

Après le « non » de Ivanov, le chef du BDI / DUI, Ahmeti, a démenti l’ingérence étatique albanaise, en réécrivant l’histoire : la Plateforme serait née à Skopje[2], capitale de la Macédoine ! De son côté, en guise de règlement de compte dû à des tensions internes entre les Partis albanais, le Mouvement Besa a démenti à son tour les allégations du BDI / DUI en confirmant que cette Plateforme a bien été établie en Albanie avec les État albanais. Ce Parti précise qu’il a refusé de se réunir avec le BDI / DUI en Macédoine depuis l’élaboration de la Plateforme, mais qu’il le ferait exceptionnellement en Albanie, comme il l’a fait précédemment pour la Plateforme, si le premier ministre albanais Rama le lui demandait. Quant au premier ministre albanais, il ne nie pas son rôle dans l’élaboration de la Plateforme mais ne le qualifie pas d’ingérence. Au contraire, en compagnie des partis politiques albanais de Macédoine, il qualifia publiquement la Plateforme d’« historique »[3].

La Plateforme est la reprise substantielle des idées hégémoniques de l’idéologue de la Grande Albanie Rehxep Qosja exposées dans son livre La question albanaise. Livre publié en France par les Éditions Fayard en 1995.

L’une des revendications extravagantes est l’officialisation constitutionnelle de la langue albanaise comme deuxième langue de l’État faisant de la République de Macédoine un État bi-national et bilingue. Après la signature de l’Accord Cadre d’Ohrid (2001), les amendements à la constitution font des minorités ethniques des « parties » de peuples constitutifs : une partie du peuple albanais, une partie du peuple turc, une partie du peuple valaque, une partie du peuple serbe, une partie du peuple rom, une partie du peuple bosniaque et les autres au côté du « peuple macédonien »[4]. Toutes ces « parties de peuples constitutifs » sont égaux en droit et constituent l’État macédonien. Par ailleurs, dans les municipalités où 20% au moins de la population appartient à « une partie d’un peuple constitutif », celle-ci est en droit d’utiliser sa langue et son alphabet comme langue officielle au côté de la langue macédonienne et de son alphabet. Ainsi, il existe plusieurs communes qui ont pour langue officielle l’albanais, le romani, le serbe, le turc, au côté du macédonien. Exiger que seule la langue albanaise soit considérée constitutionnellement comme la deuxième langue est une discrimination des autres « parties de peuples constitutifs » qui légitimement pourraient aussi avoir les mêmes revendications. Ce qui n’a pas manqué de se produire puisque deux Partis roms, Les forces démocratiques roms (DSR) et l’Union des Roms de Macédoine (ROM), considérant être discriminés par cette Plateforme, demandent que la langue rom devienne une langue constitutionnellement officielle de la République de Macédoine et rejoignent les marches de l’initiative citoyenne[5].

La revendication albanaise constitue la volonté d’instaurer une égalité unique entre le peuple macédonien constitutif et la partie du peuple albanais constitutif, gommant de la sorte cette nuance décisive entre « partie d’un peuple » et « peuple ». Ont été désignées « partie de peuple » les communautés dont le peuple avait son propre État à l’extérieur de la République de Macédoine, tel par exemple les Albanais qui ont deux États : l’Albanie et le Kosovo, et qui représentent actuellement moins de 20% de la population de Macédoine ; les Serbes qui ont l’État serbe, les Turcs qui ont l’État turc, etc. Seuls les Macédoniens qui représentent 65% de la population globale n’ont pas d’État en dehors de la République de Macédoine, ils sont donc « peuple constitutif ». Vouloir faire des Albanais un « peuple constitutif » à l’égal des Macédoniens, c’est vouloir instaurer un double pouvoir au détriment des autres « parties de peuples constitutifs », pouvoir qui appuierait, pour le moins, l’exigence d’une fédération, le droit à la sécession, c’est-à-dire la séparation ou encore, si l’on se réfère à l’idéologue Qosja, la revendication de la Macédoine comme possession albanaise, en vue de la réunir aux autres territoires albanais. Le projet d’une Grande Albanie, désignée par Qosja « Albanie naturelle » ou « Albanie réunifiée », intégre aussi une partie du Monténégro, le sud de la Serbie et le nord de la Grèce. Le 07.03.2017, la visite du président de l’Albanie, Nishani, en Serbie du sud dans la ville de Bujanovac, première visite d’un président albanais en Serbie depuis celle d’Enver Hodja en 1948, illustre cet objectif et inquiète les Serbes[6]. Le premier ministre serbe Vukić dit n’avoir rien contre la visite du président, ce qui le gène est que seul l’hymne albanais soit entonné. Quant aux représentants locaux albanais, ils justifient la présence du président par la constitution albanaise qui énonce que c’est à l’État albanais, la patrie mère, de veiller sur les Albanais en Serbie et non aux Serbes. De son côté, la Grèce qui ne reconnait aucune minorité ethnique, au nom de la pureté ethnique de la Grèce, excepté la minorité confessionnelle turque, s’inquiète également avec raison, car si pour elle la minorité albanaise n’existe pas, cette minorité sait qu’elle existe, de même les État albanais. Aussi vient-elle, avec la Hongrie et la Slovaquie, de demander à l’UE de considérer la Plateforme comme une ingérence dans les affaires de la Macédoine, donc de la condamner[7], comme le demande officiellement le président Ivanov par un courrier du 07.03.2017 adressé au Conseil de l’Europe, au Secrétaire Général de l’OTAN, aux présidents des États-Unis et de la Turquie[8].

La signature de la Plateforme a été rendue publique après les élections législatives du 11 décembre 2016. De même, la coalition SDSM avec les trois Partis albanais, sur la base de l’acceptation de la Plateforme, a été formée après les élections législatives, de sorte qu’une partie de l’électorat du SDSM se considère « flouée ». Les protestations venant de la base électorale du SDSM s’intensifient, au point que, à ce jour, 7 représentants de ce Parti s’opposent désormais ouvertement à cet accord[9]. Certains de ces électeurs participent aux marches pacifiques de l’initiative citoyenne « Pour une Macédoine unie »[10]. Cette initiative, se voulant avant tout « citoyenne », indépendante des Partis politiques, appelle dans ses rangs tous ceux qui veulent sauvegarder l’unité de la Macédoine dans la pluriethnicité. La rue n’est donc pas occupée par la seule base électorale du VMRO-DPMNE, Parti que l’on dit « nationaliste » parce qu’il refuse légitimement tout ce qui porterait atteinte à l’unité de la République, et à la « mise en question » de la macédonité, par exemple, le changement de nom de la République de Macédoine exigé par la Grèce, laquelle est soutenue par l’UE.

Zaev, chef du SDSM, qui accuse Ivanov de « coup d’État » constitutionnel ment. Pour comprendre l’enjeu de cette falsification, il suffit au bon sens commun de la mettre en parrallèle avec l’« affaire Fillon », où l’on voit une partie du parti Les Républicains contester la mise en examen de Fillon, au prétexte d’un prétendu « coup d’État des juges », à quoi s’ajoute un dit « lynchage médiatique », et autre « assassinat politique ». Cependant, la différence étonnante et grande est que certains croient en France et en Europe au faux « coup d’État » en Macédoine, cependant que dans le cas du « coup d’État de la justice » en France, personne de sérieux n’y croit ni en France ni en Europe. Dans le cas du faux « coup d’État » ceux qui veulent y croire veulent l’éclatement de la République de Macédoine et la disparition du peuple macédonien. Leur volonté est une intention ethnocidaire.

Le « non » républicain de la Macédoine s’adresse à tous ceux voulant l’explosion de la Macédoine : les Partis albanais séparatistes représentant le peuple albanais, le parti politique macédonien SDSM, l’UE, les États-Unis et l’Open Society Foundations (Soros).

Les Macédoniens nomment ce jour historique, le 1er mars 2017, le 4e Ilinden (la 4e Saint Élie), après l’insurrection révolutionnaire d’Ilinden en 1903, laquelle donna naissance à la République de Kruševo, première république démocratique des Balkans, puis l’État macédonien en 1944 au sein de la fédération yougoslave et l’indépendance de la République de Macédoine en 1991. Le temps est opportun de rappeler que le mouvement révolutionnaire macédonien de 1893, insufflé par l’esprit de la Commune de Paris, dans l’espace de l’Empire Ottoman, dans le temps des nationalismes monarchistes, a inspiré la haine de tous alentour, par la vergogne sans pareil dont faisait montre sa singularité. La haine balkanique généralisée pour ce peuple vient aussi de cette raison. Opportun également de rappeler que ce mouvement historique balkanique, unique et universel bien qu’éphémère, dix jours du 3 au 13 août 1903, noyé dans le sang par le pouvoir sans pitié du yatagan ottoman, fut marqué par le célèbre Manifeste de Kruševo[11]. La République de Kruševo fut la première et la seule République multiethnique et multiconfessionnelle, (Macédoniens, Valaques, Albanais), de l’histoire des Balkans. Plus d’un siècle après, survit cet esprit républicain de la diversité culturelle dans l’unité politique. Sans doute les Albanais, dans tous les cas leurs partis politiques, ont-ils oublié cet esprit, étroitement engeôlés qu’ils sont dans l’idéologie de la Grande Albanie. Mais d’autres prennent la relèvent et tout continue. Ainsi, les Roms, pour la première fois en leur histoire, se découvrent un être politique constitutif au sein de la République de Macédoine, et non pas seulement pour sauver leur peau, laquelle est menacée ailleurs, pas loin, juste à côté, dans des États de l’Union Européenne. Voilà bien un joli pied de nez à ces Européens démocrates despotiques !

Le parti pris intransigeant de L’Intranquille s’énonce clairement et distinctement en soutenant deux réalités historiques inconditionnelles, et partant indiscutables.

D’une part, la reconnaissance et la préservation de la réalité historique que constitue la République de Macédoine en tant qu’unité politique. Il n’existe pas, en Macédoine, de minorités ethniques ou nationales. Tous les peuples sont signifiés partie au contrat constitutionnel. Où a-t-on vu, dans les Balkans, ailleurs qu’en Macédoine, un Rom député, non député d’une minorité ethnique à la marge de la société civile, mais comme partie constitutive ! Outre le droit d’être constitutif, tous les peuples y ont, de fait, un usage libre de leur langue, de leur culture, de leur religion. La Macédoine est tout ensemble diversité culturelle et unité politique. République unique au monde. Sa singularité exemplaire doit impérativement être préservée et soutenue au présent et dans son développement futur. La raison universelle ne saurait tolérer son éclatement, au nom de raisons étatiques particularistes, fussent-elles prétendument unies. L’ironie de l’histoire, toujours au travail, qui ne chôme pas, elle, par les temps qui courent en Europe, montre que les État européens, qui se questionnent toujours plus sur leurs identités et leurs propres nationalismes, soutiennent le nationalisme albanais, seul nationalisme séparatiste en Macédoine !

D’autre part, la reconnaissance et la préservation de la réalité historique que constitue l’identité du peuple macédonien, la macédonité. Peuple installé dans la région de Macédoine depuis le VIe siècle. Le monde de l’esprit doit à la macédonité d’avoir eu le génie d’élever l’esprit slave à l’universalité en propageant, parmi les autres peuples du monde slave, la langue macédonienne sous la forme du vieux slave ou vieux macédonien, langue sacrée d’Église, qui donnera plus tard les divers slavons et diverses langues littéraires slaves. La raison universelle ne saurait accepter l’inacceptable : la disparition d’un peuple.

Il nous est apparu, intranquillement, que l’opinion publique manque réellement d’informations rigoureuses sur la situation de la Macédoine, cependant que la désinformation des États de l’UE et de l’État américain bat son plein. L’on est déjà entré dans la logique de la désinformation de guerre. Pour cette raison, nous avons décidé de pallier la carence en transmettant des informations en provenance de Macédoine. Les livraisons de MACÉDOINE – Situation rendront compte de l’état réel de la Macédoine. En même temps, L’Intranquille critiquera rigoureusement les idéologues ethnocidaires qui nient la macédonité en vue de l’effacer de l’histoire et de l’espace humain. Le chef du Parti albanais Besa, Sela, signataire de la Plateforme et partenaire de la coalition avec le SDSM déclarait le 06.03.2017 que le peuple macédonien n’existe pas[12]. Comment peut-on croire que le nouveau gouvernement exigé par cette coalition sera un gouvernement démocratique qui respecte les droits des peuples, leur existence.

Sans doute y a-t-il une différence entre ethnocide et génocide mais le résultat final est le même : un peuple disparaît. La mise en question d’un peuple a pour but sa disparition. Tel est l’enjeu de la séculaire « question macédonienne ». Le peuple macédonien a toujours su résister. Aujourd’hui encore il résiste, et à des « puissances » plus nombreuses encore, une véritable coalition internationale, laquelle agit sous le masque de la « démocratie » contre des « barbares » qui ne savent pas se gouverner et qu’il faut assister en permanence, alors qu’il ne s’agit rien d’autre que d’investir l’espace politique macédonien, s’ingérer, afin de tenter de parachever l’ethnocide. Cela ne peut se faire sans l’appui de certains intellectuels, universitaires et journalistes, dont les États ont besoin pour justifier leur crime en cours ; en cours parce que pour ce type de crime, comme l’énonce le droit international, l’intention est déjà le crime. Ces intellectuels sont des idéologues dont le travail consiste à falsifier la vérité des faits historiques. Par là, ils participent activement au crime. Ce sont des criminels de l’esprit. Avec ces gens-là, il n’est point de dialogue possible. Pas de débat que le combat ! Contre les partisans de la violence ethnocidaire, sous toutes ses formes, l’arme de L’Intranquille sera l’analyse critique et l’art de la polémique.

 

Bouchereau Philippe et Pejoska Frosa

Le 7 mars 2017

 

À faire circuler.

[1] Le mouvement s’amplifie de jour en jour, aujourd’hui 07.03.2017 : 20 villes.

[2] http://novatv.mk/ahmeti-platformata-e-napishana-vo-skopje-i-ne-ja-zagrozuva-unitarnosta/

http://24vesti.mk/platformata-gi-vzheshti-relaciite-skopje-%E2%80%93-tirana-ahmeti-ja-pravda

http://sdk.mk/index.php/makedonija/platformata-na-albanskite-partii-e-pishuvana-vo-skopje-ne-znachi-podelba-na-drzhavata-napisha-ahmeti-na-fejsbuk/

[3] Le 7.01.2017, 24vesti.mk, http://24vesti.mk/rama-istoriska-platforma-na-albanskite-partii-vo-makedonija.

[4]  « Les citoyens de la République de Macédoine, le peuple macédonien, ainsi que les citoyens vivant dans ses frontières qui font partie du peuple albanais, turc, valaque, serbe, roma, bosniaque et autres, » https://fr.wikisource.org/wiki/Constitution_de_la_R%C3%A9publique_de_Mac%C3%A9doine

« The citizens of the Republic of Macedonia, the Macedonian people, as well as citizens living within its borders who are part of the Albanian people, the Turkish people, the Vlach people, the Serbian people, the Romany people, the Bosniac people and others » http://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/macedoine-cnst2001.htm

[5]Nova TV du 01.03.2017, http://novatv.mk/demokratski-sili-na-romite-bara-sluzhben-romski-jazik/; http://kurir.mk/makedonija/vesti/romite-go-krevaat-glasot-protiv-zakonot-za-albanski-jazik-za-popis/.

[6]https://www.ata.gov.al/fr/nishani-en-visite-dans-les-communes-de-bujanoc-et-presevo/ http://kanal5.com.mk/vesti_detail.asp?ID=118940.

[7] http://republika.mk/741146

http://republika.mk/741131

[8] http://republika.mk/741503

[9] http://vecer.mk/makedonija/na-zaev-i-negovite-mu-vrtat-grb.

[10] http://kurir.mk/makedonija/vesti/foto-i-razocharani-chlenovi-na-sdsm-vo-protestite-za-unitarna-makedonija/ Une Macédoine unie : comme bien commun indivisible, appartenant à tous les peuples qui la constituent (note ajoutée le 14.03.2017).

[11] Voir traduction en français : https://ceb.revues.org/1488.

[12] Voir vidéo : http://ohriddenes.mk/зијадин-села-македонците-не-постојат.

http://tvnova.mk/vesti/makedonija/sela-makedonskiot-identitet-ne-postoi-pred-100-godini-nemalo-makedonci/

http://www.time.mk/c/f0cebca9a9/koaliciskiot-partner-na-zaev-zijadin-sela-ja-kaza-sustinata-na-tiranskata-platforma-makedoncite-ne-postojat-video.html

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